2012.05.18

Nos pitoyables pitreries d'ado

Je flânais sur Fb il y a quelques jours, et en tapant le nom de mon frère je suis tombée sur sa page ... et comme d'habitude j'ai noté que monsieur avait posté sur la page de Kim Wilde, alors qu'il ne l'a jamais aimée, et qu'en plus elle n'était pas de sa génération, alors que monsieur se dit polyglotte sur un groupe anglo-saxon il écrit "les nuits sans K W". Si je ne le connaissais pas, ben je penserais qu'il est mélancolique (Je n'ai jamais aimé L Voulz). Mais comme je connais assez bien mon frère j'imagine qu'il cherche à me provoquer à défaut de pouvoir se disputer. Or sur FB j'ai bien évidemment oublié mes goûts d'antan. Par la force des choses, avec un père pervers qui me filait sur le net comme un pédophile cherche des petites filles, avec un frère qui m'a toujours poignardé dans le dos, je suis devenue parano.

Et puis j'ai aussi évolué dans mes goûts musicaux, et "The Kids in America" même si c'est une belle chanson ne reste pas dans ma mémoire comme quelque chose de fantastique.

Mais ça m'amène à vous raconter les pitreries que nous avons faites tous les deux dans nos moments de nervosité et tristesse en plein réveillon du 1er de l'an sans nos parents, sans une famille et sans L qui travaillait.

On avait tous les deux des personnes qui nous avaient fait blessées, mon imagination et ses imitations nous ont permis de nous venger de façon stupide.

J'avais un prof à la fac qui me branchait tout le temps, sur mes notes désastreuses, qui notait de façon terrible toutes nos copies. Je savais qu'il était célibataire, et qu'il vivait près de sa mère.

Alors ce soir là, on prend les pages jaune, on trouve son nom et on lui téléphone. Mon frère d'un ton froid lui souhaite une bonne année. Le type était bien sur chez lui, très surpris et un peut apeuré, et mon frère ajoute "Bonne année à vous M et à votre maman".  Le type lui demande "qui êtes vous ?" mon frère lui répond "un de vos élèves, bonne année encore ". Il raccroche et on se marre, parce que de toute évidence il a eu peur. Je n'étais plus étudiante, mais ça m'a fait un bien fou de me venger de ce salaud.

Puis mon frère a téléphoné à notre ancien voisin, de quand on habitait encore avec nos parents, le gamin lui en avait fait voir de belles. Et sur le principe de Lafesse, il a téléphoné aux parents de ce gamin en se faisant passer pour un directeur de supermarché qui avait attrapé son fils en train de voler une cassette vidéo porno dans son magasin . Le père était en colère après son fils, mon frère était très persuasif. Il lui avait dit qu'il avait laissé le petit partir mais que la prochaine fois le petit serait arrêté.

Nous n'étions en osmose que quand il était question de se venger jamais au grand jamais, nous nous sommes unis pour des choses positives.Il m'avait aidé à créer un forum sur l'horticulture, j'en étais ravie, mais comme à son habitude quand il a vu que ça marché il n'a pas hésité à proposer ses services (en informatiques) au mec d'une membre du forum, sitôt le forum copié, tous les membres l'ont rejointe.

Il ne me voyait que dans la perspective de me blesser.

En 2004, mon homme et moi vivions dans une villa avec un petit jardin, ma mère était partie quand elle avait vu que l'état de Magnus notre chien ne s'améliorait pas, de mon coté je courrais dans les pharmacies pour acheter des antibiotiques et de la morphine. Le 14 avril à la date de naissance de Magnus je l'avais mené faire un scanner à Marseille, je m'attendais à de bonnes nouvelles, ce chien ne devait pas partir si jeune. Alors je lance au vétérinaire derrière son comptoir, "alors j'espère que vous avez de bonne nouvelles à m'annoncer", le vétérinaire me dit "malheureusement non, votre chien à une tumeur des sinus diffuse.". Je partais de ce centre vétérinaire avec mon fragile Magnus et son carcan, je l'amenais dans le studio de ma mère absente, j'étais triste comme une pierre. Il n'y avait pas d'eau, je me suis permise d'ouvrir une bouteille de lait que j'ai versé dans un bol pour Magnus. Puis en voyant les photos sur son meuble dans un cadre de son fils et moi, j'ai préféré le rabattre. J'ai fermé derrière moi, j'ai pris le taxi pour me rentrer. J'ai appris la nouvelle à L, à ma belle-mère mais pas à ma mère.Quel intéret, elle n'en avait que faire. Elle l'a su plus tard. Fin mai je fêtais mon anniversaire, mon chien faisait une hémorragie externe, on avait convenu avec le véto de le faire piquer si il souffrait trop. En voyant mon chien cracher du sang par les narines et par sa gueule, je pleurais c'était mon anniversaire. Le même jour alors que je venais d'annoncer la veille à ma mère mon nouveau numéro de téléphone en la priant de ne le donner à personne, je reçois un appel inconnu d'un type qui me chante des champs religieux. J'ai très vite compris que ça ne pouvait être que mon frère puisque ma mère vivait chez lui à Paris pour prendre des vacances. Le lendemain on a mené Magnus pour le faire piquer.Sur la deuxième photo on voit  une grosseur que notre véto pensait être une herbe respirée qui avait crée un œdème.  DSC00037.JPG

DSC02441.jpg











DSC02819.jpgPhoto 196.jpg


2012.05.17

Je retourne ma veste, toujours du bon coté

Samedi dernier, j'ai reçu un coup de fil bizarre ; ma tante J, la mère de Muriel qui téléphonait de chez ma grand-mère et qui voulait absolument me voir, mais sans ma grand-mère. J'ai ressenti un problème, ma grand-mère a 94 ans et ne va pas vivre des années encore. Ma grand-mère était à coté du téléphone et demandait de mes nouvelles je lui avais adressée une carte pour lui expliquer que j'avais des crises de migraines qui me laissaient alitée.

Bref, ma tante négocie ma venue dans son camping pour la retrouver le lendemain sans bien sur que j'en parle à ma grand-mère.

Je suis restée surprise, car je ne l'ai plus vue depuis plus de 20 ans, elle n'a jamais été en manque de sa nièce, et je n'ai jamais été en manque de ma tante.

Je me suis dit que sa démarche était particulière et qu'elle devait s'emmerder ferme chez ma grand-mère. Elle est dans un camping près de L et doit faire de l'autostop pour rejoindre C le village de ma grand-mère.

Finalement le soir je me suis couchée sans me mettre la pression, j'étais certaine de ne pas y aller. Vers 11H00 le dimanche je lui téléphone, et je tombe sur son répondeur, je lui dis que je n'ai pas la forme, et qu'on ne peut venir la voir. Mais que toutefois comme mon cousin E sera là la semaine d'après je serais ravie qu'on puisse tous se voir et que ma grand-mère puisse assister à cela.

Je me suis excusée sur son répondeur, mais depuis je n'ai plus eu de nouvelles.

Alors bien entendu je m'interroge, j'avais remarqué que ma mère et son frère ainsi que mon frère étaient des opportunistes, ils aiment aller vers les personnes qui pourront leur rendre service. Combien de fois par exemple mon oncle me téléphonait pour me raconter ses misérables histoires de Q. Alors que j'en avais rien à foutre, mais que bon sentant que je pouvais être utile, je faisais tout pour l'aider.

Quand ma mère a divorcé je l'ai aidée de la même manière. Le résultat a été plus que froid puisque elle a compris qu'elle n'avait aucun intérêt à rester en contact avec moi.

Et cet appel de ma tante (dont elle ne porte que le nom), me rappelle qu'un jour lorsque je créais les sonneries de téléphone à mes proches et que j'avais choisi pour ma mère "l'opportuniste" de Jacques Dutronc, ça lui allait très bien.

J'ose espérer que mon frère lui a fait des sonneries avec des morceaux choisis de son chanteur préféré "Bénabar" . Toute cette histoire m'a fait comprendre combien la famille de ma mère est opportuniste, ma grand-mère me fait chier quand elle est seule, elle ne se soucie pas de mes problèmes de santé, mon oncle m'ignore car je n'ai plus aucune utilité dans sa vie, ma mère pareil, mon frère pareil et ma tante se fait chier toute seule dans un camping alors elle a pensé que la conne de F viendrait lui tenir compagnie.

Au fait je suis en pleine crise de migraine.

2012.05.11

La mort on la côtoie si souvent.

Tout a commencé quand j'ai rencontré mon homme qui a tenté de se suicider à de nombreuses reprises, je l'ai toujours sauvé. Bien entendu sa mère n'a jamais voulu croire qu'il se suicidait alors qu'à l'âge de 7 ans il remplissait des cahiers avec ceci "Je veux mourir".

Quand je le prenais en photo il me montrait un visage d'une tristesse totale, alors qu'il m'a toujours aimée.

J'ai toujours bataillé pour qu'il ne fasse pas ce geste de trop.

En 2002 alors que j'étais alitée, migraine carabinée, et qu'il partait travailler, j'ai ressenti le besoin impératif de téléphoner à une copine de boulot, donc je me suis levée difficilement, j'ai rejoint le salon, et j'ai vu un mot sur le bureau. J'ai de suite compris, heureusement à cette époque les portables existaient déjà, je l'ai appelé jusqu'à le convaincre de quitter le lieu où il s'était posé avec ses multiples pilules mortelles et sa bouteille d'alcool.Il était KO, mais il est allé travaillé quand même.

Ensuite en 2004 on s'est retrouvé dans une merde absolue après avoir dénoncé notre voisin dealer et on s'est retrouvé chez sa mère, dans une caravane, on avait 4 chiens, c'était le bordel total. Et sa mère n'arrangeait rien, on ne pouvait pas aller se laver dans sa maison car son mari refusait notre présence.

Un jour nous prenons la voiture dans un état d'énervement total, on se dispute et sur une aire d'autoroute je sors de la voiture, je veux m'enfuir car il est brutal. J'essaie de m'éloigner et de monter sur un talus, il m'attrape par les jambes et me force à rejoindre la voiture tout en me disant qu'il va t.. sa mère et son beau-père. Je refuse, finalement j'arrive à le ramener à la réalité.

Le soir même je décide que je dois le quitter, je téléphone à ma mère pour lui demander de venir me chercher et là réponse : 'Je ne vais pas conduire jusque dans le 83 pour venir te chercher". Je lui ai répondu "ok, je sais sur qui je peux compter désormais dans ma vie". J'ai raccroché et je me suis calmée. L avait tenté de se suicider dans la foret en se pendant, là aussi je l'ai sauvé .

Quand on est arrivé ici, il se concentrait sur les horaires du petit train, pour se jeter sur la voie ferrée.

Je ne savais plus quoi faire, d'où mon envie de le quitter, pour fuir cette situation. Mais j'en reparlerai plus tard.

Sa dernière tentative de suicide date de 2008 lorsque j'étais à Paris avec l'australien, L avait pris des tas de médicaments plus dangereux les uns que les autres. Sans possibilité de me téléporter, fatiguée de le sauver j'étais prête à le laisser tomber pour de bon. Je me souviens dans le centre Pompidou avoir essayé de convaincre mon père à l'aider puisque je lui parlais de nouveau. Il s'en fichait, et n'a même pas voulu me trouver le numéro de sa mère alors que je connaissais le nom de sa boite, etc. la mauvaise volonté quand tu nous tiens.

Finalement L s'est rendu chez la toubib, les urgences sont venues le chercher pour le mener à l'hôpital.

Il y est resté même pas 12h00, ils ne lui ont pas fait de lavage d'estomac, et je peux vous dire qu'après être rentrée de Paris j'ai eu l'occasion de voir les emballages vides des cachets utilisés cachés sur la loggia.Il n'y en avait pas que 5 ni 10 mais beaucoup plus que ça.

Le fait est que L est bien batti, 1M90, 90 kilos de muscles, mais même les psy ont pensé qu'il simulait.

Il m'avait même acheté des cartons de déménagements, ça nous a servi de poubelles pendant longtemps.

Depuis il a été diagnostiqué maniaco-dépressif, il prend un régulateur d'humeur qui lui permet de ne pas trop voir sombre. Depuis 2008 je suis presque tranquille.

En 92, un type se suicide, en se jetant du dernier étage, dans notre rue, je rentre du boulot et voit de la chair humaine par terre et un flic complétement désemparé.Dans le hall, je hurle.Le type avait l'habitude de se poster à sa fenêtre pour crier son prénom "je m’appelle Ar".

En 93 j'assiste à la mise à mort d'un homme en regardant par la fenêtre, on vivait sous les toits.  L qui travaillait de nuit à l'époque m'a demandée de ne pas téléphoner au fl, car je serais témoin.Le type avait été massacré par deux jeunes, à coups de pieds et de bouteilles.

 

En 96, nous habitions les quartiers sud mais corrects de Xia, nous prenions notre 4h00 sur le balcon, quand une ado fait le saut de l'ange, juste de l'étage supérieur.

Pendant longtemps j'ai cru qu'elle avait survécu car elle était tombée sur les arbustes. On avait téléphoné au Samu, comme beaucoup d'autres. Mais en prenant mon bus, un jour je rencontre une femme que je ne connaissais pas et qui me dit que l'ado était morte d'une hémorragie .

En 2009 mon homme a été massacré par l'ex amant de ma voisine du dessus, qui avait l'avantage de bosser dans les forces de l'ordre donc ça s'est fini en médiation par une lettre d'excuse, plutôt de provocations. Alors qu'il voulait tuer L.

 

Voilà alors si dés fois vous me trouvez agressive dans mes écrits, je veux juste que vous puissiez constater dans quel monde j'ai évolué et que j'ai du mal à me souvenir des bons moments.